Musique Espagnole

Danseurs

Blanca del Rey

1949 – aujourd'hui

Blanca del Rey
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Qui est Blanca del Rey ?

Blanca Ávila Moreno est née à Cordoue en 1949. Son nom artistique vient de son mariage avec Manuel del Rey, propriétaire du tablao madrilène El Corral de la Morería, l’une des scènes flamencas les plus prestigieuses d’Espagne. Dès son plus jeune âge, à peine six ans, elle se distingua en remportant divers concours enfantins, ce qui annonçait une vocation qui la mènerait à faire ses débuts avec succès au Gran Teatro de Córdoba avant de s’installer à Madrid.

Dans la capitale, elle trouva sa place naturelle sur les planches d’El Corral de la Morería, ce même établissement qui porterait avec le temps son nom d’épouse et où, des décennies plus tard, elle exercerait aussi comme directrice artistique.

Parcours

Son mariage et l’arrivée de ses deux enfants la conduisirent à une parenthèse loin des scènes qu’elle transforma elle-même en temps d’étude : elle se consacra à explorer en profondeur l’évolution historique du flamenco, un apprentissage qui allait transformer sa manière de concevoir le baile. Son retour, avec des tournées au Japon et une présence remarquée dans l’émission de la Télévision Espagnole « La Danza », marqua sa consécration définitive.

À partir de là, elle développa ses propres chorégraphies dans des palos comme les alegrías, la caña et la guajira, et créa des pièces à la marque bien personnelle comme sa célèbre « Soleá del Mantón ». Elle collabora avec des figures de l’envergure de Yehudi Menuhin et Ravi Shankar dans « Del Sitar a la Guitarra », participa à des productions sur « La vida breve » de Manuel de Falla et « Los tarantos » avec le Ballet National d’Espagne, et partagea la scène avec Maurice Béjart dans « Carte Blanche ». Elle fonda en outre sa propre compagnie, le Ballet Flamenco Blanca del Rey.

Style

Son baile s’appuie de manière très directe sur la guitare et le cante, avec une remarquable capacité à traduire la musique en mouvement ; la critique en vint à la considérer, au sommet de sa carrière, comme la meilleure bailaora de la scène flamenca.

Héritage

Elle fut nommée représentante de la danse espagnole auprès de la Communauté Européenne à la demande de Jacques Delors, et reçut des distinctions comme le Prix National de Flamenco de la Cátedra de Jerez, le Prix Calle de Alcalá et le titre de Cordouane de l’Année. Elle se produisit dans des festivals de référence comme la Biennale de Séville ou le Festival de Flamenco de Jerez, et fit ses adieux à la scène en 2012 lors d’un gala de Suma Flamenca où d’autres bailaores lui rendirent hommage, achevant ainsi une carrière qui la consacra comme l’une des grandes ambassadrices du flamenco dans le monde.