Musique Espagnole

Danseurs

Carmen Amaya

1913 – 1963

Qui est Carmen Amaya ?

Carmen Amaya Amaya est née le 2 novembre 1913 dans le quartier populaire de Somorrostro, en bord de mer à Barcelone, fille du guitariste El Chino et nièce de la cantaora La Faraona. Elle commença à danser enfant aux côtés de son père dans les tavernes du quartier et fit ses débuts professionnels à six ans, au restaurant Las Siete Puertas de Barcelone, où elle fut bientôt connue sous le nom de « La Capitana ».

Parcours

Elle se rendit pour la première fois à Madrid en 1923 et fit ses débuts à Paris vers 1929, au Palace Theater. La Guerre Civile la poussa à s’exiler : elle arriva à Buenos Aires en décembre 1936 et ses débuts y provoquèrent une telle affluence qu’il fallut mobiliser policiers et pompiers pour contenir la foule aux guichets. Elle parcourut ensuite l’Amérique Latine entre 1937 et 1940, fit ses débuts à New York en 1941 — où elle se produisit jusqu’au Carnegie Hall — et s’installa aussi, dès 1942, dans le milieu hollywoodien. Sa carrière cinématographique compta des titres comme « La hija de Juan Simón », « María de la O » et, déjà en 1963, « Los Tarantos ».

Le président Roosevelt l’invita à la Maison Blanche et lui offrit une veste boléro couverte de diamants, l’un des épisodes les plus mémorables de son passage aux États-Unis. Elle épousa le guitariste Juan Antonio Agüero, qui l’accompagna durant une bonne partie de sa carrière artistique.

Style

Son baile, d’une rapidité et d’un nerf extrêmes, avec un jeu de bras et un zapateado que la critique décrivit comme d’une « violente impétuosité », rompait avec l’esthétique féminine traditionnelle de la danse, au point qu’elle se produisait vêtue en homme et qu’elle popularisa le taranto comme palo dansé.

Héritage

Elle mourut le 19 novembre 1963 à Begur, dans la province de Gérone, des suites d’une maladie rénale ; la localité lui avait accordé la citoyenneté d’honneur. Elle reçut la Médaille du Mérite Touristique de Barcelone et l’Ordre d’Isabelle la Catholique, et aujourd’hui un monument dans le parc de Montjuïc rend hommage à l’artiste qui changea à jamais la manière de concevoir le baile flamenco.