La Macarrona
Qui est La Macarrona ?
Juana Vargas de las Heras, La Macarrona, naquit le 3 mai 1870 dans le quartier de Santiago à Jerez de la Frontera, descendante de Tío Juan et Tío Vicente Macarrón, et sœur de la bailaora María la Macarrona, elle aussi danseuse. Elle commença à se produire toute petite enfant, et à huit ans était déjà engagée au Café de La Escalerilla de Séville.
Parcours
Sa carrière se déroula en pleine époque dorée des cafés cantantes : elle se produisit au Café de las Siete Revueltas de Málaga, au Café de Silverio de Séville, et travailla également sur le circuit des cafés de Barcelone. Elle fit ses débuts à Paris en 1889, au Grand Théâtre de l’Exposition universelle, où son art suscita jusqu’à l’admiration du Shah de Perse ; elle revint dans la capitale française en 1912 pour donner un récital en solo. À Madrid, elle se produisit en 1922 dans le cadre du cycle “Ases del arte flamenco”. Dans les années trente déjà, elle partagea la scène avec La Argentinita, et après la guerre civile elle travailla aux côtés de la compagnie de Concha Piquer. Tout au long de sa carrière, elle se produisit en alternance avec des figures comme Antonio Chacón, Fernanda Antúnez, Ramón Montoya et La Malena.
Style
Fernando el de Triana la définit comme la femme la plus représentative de la danse flamenca de son temps, éloge qui reflète le consensus de la critique sur sa maîtrise technique. On se souvient d’elle pour sa présence scénique — « visage gitan, silhouette sculpturale, souplesse du corps » — et pour son maniement virtuose du mantón de Manille et de la bata de cola, éléments qu’elle fit de sa danse une signature.
Héritage
En 1946, un an avant sa mort, elle reçut un concert hommage caritatif au Teatro San Fernando de Séville, ville où elle mourut le 17 avril 1947. Elle est considérée comme l’une des bailaoras les plus remarquables de toute l’histoire du flamenco, pour sa maîtrise technique, son sens du compás et l’empreinte qu’elle laissa sur les générations suivantes de bailaoras.