La Malena
Qui est La Malena ?
Magdalena Seda Loreto, La Malena, naquit en 1877 à Jerez de la Frontera, au sein d’une famille gitane à la profonde tradition flamenca. Elle était nièce de La Chorrúa, auprès de qui elle apprit ses premiers pas et le jeu de bras qui définirait ensuite son style, suivant un parcours artistique parallèle à celui de La Macarrona : le passage des cafés cantantes au théâtre. Son frère Gaspar fut le père de la bailaora Manolita la Bonita, elle-même mère du guitariste Eduardo, petit-neveu de La Malena, qui vécut avec elle jusqu’à son mariage.
Parcours
Dès 1903, elle se produisait au Café Filarmónico de Séville, et en 1911 elle effectua son premier grand voyage en Russie avec la compagnie du maître Realito. Dans les années quarante, elle travailla pour Concha Piquer, puis dirigea plus tard sa propre troupe, “Malena y sus gitanas”, au Casino de la Exposición de Séville, se produisant même aux Festivals d’Espagne du début des années cinquante, où Antonio Ruiz Soler l’étreignit en hommage à sa carrière.
Style
On la décrivait comme une bailaora « très distinguée », pleine de grandeur, d’art et de sagesse, avec beaucoup de grâce et de compás, et des bras d’une élégance insurpassable ; sa danse, profonde, se déployait même dans l’espace le plus restreint d’un tablao.
Héritage
Déjà octogénaire, elle donna sa dernière représentation publique, avec José Acosta chantant pour elle, accompagné de quatre guitaristes. Ses dernières années se passèrent dans la pauvreté, vendant des graines et des babioles sur un étal de l’Alameda de Hércules de Séville, ville où elle mourut en 1956, tombée dans l’oubli malgré avoir été l’une des grandes figures du baile jondo de sa génération.