María Rosa
Qui est María Rosa ?
María Rosa Orad Aragón est née en 1937 à Andújar, dans la province de Jaén. Elle se forma auprès de maîtres de référence de la danse espagnole comme Eloísa Albéniz, Enrique El Cojo et Regla Ortega, et fit ses premiers pas sur scène lors des galas pour la jeunesse du Teatro San Fernando de Séville, avant même d’avoir atteint l’adolescence.
Ses débuts professionnels eurent lieu en 1948, à peine âgée de onze ans, au Teatro Fontalba de Madrid, intégrée aux « Los Chavalillos Sevillanos », le célèbre duo enfantin formé par Antonio et Rosario. Cette première apparition marqua le point de départ d’une carrière qui la conduirait, une fois adulte, à devenir l’une des danseuses espagnoles les plus voyageuses de sa génération.
Parcours
Avant de fonder son propre ballet, María Rosa passa par la compagnie de Concha Piquer et dansa aux côtés d’artistes comme Caracolillo, avec qui elle parcourut la France, l’Angleterre, le Portugal et les États-Unis, et Martín Vargas, avec lequel elle se produisit à Berlin en 1961. En 1962, elle fut nommée première danseuse de la compagnie d’Antonio « El Bailarín », le tournant décisif de sa carrière, et parcourut avec elle l’Europe, l’Amérique, la Russie — où sa première tournée débuta à Kazan —, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
Ses représentations jalonnèrent des scènes de référence internationale : les Festivales de España tout au long des années soixante et soixante-dix, le Teatro Avenida de Buenos Aires en 1972, le XVIIIe Festival international de Séville en 1973 et le Kennedy Center de Washington en 1984. Elle participa en outre aux films « Valiente » et « Los duendes de Andalucía », et porta son art jusqu’en Colombie, où elle remporta un succès notable en 1967.
Style
Son répertoire couvrait pratiquement tous les palos de la danse flamenca et de la danse espagnole : la caña, le tanguillo, les soleares, les peteneras, les tientos, les fandangos, les serranas, les alegrías, le garrotín, les romeras, le mirabrás et les bulerías, une polyvalence peu commune qui fit d’elle une interprète complète, capable de s’adapter aussi bien au langage jondo qu’au registre le plus léger et festif.
Héritage
Tout au long de sa carrière, elle reçut de nombreuses distinctions, parmi lesquelles la Giralda de Plata de Séville, la Médaille d’or du Cercle des Beaux-Arts de Madrid et, en 2010, la Médaille d’or au Mérite du Travail, des distinctions qui consacrèrent sa place parmi les grandes dames de la danse espagnole du XXe siècle.