Musique Espagnole

Chanteurs de flamenco

El Cojo de Málaga

1880 – 1940

Qui est El Cojo de Málaga ?

Joaquín Vargas Soto, connu artistiquement sous le nom d’El Cojo de Málaga, naquit à Malaga en 1880. Il débuta son parcours artistique à Linares, où il se forma au style de la taranta et aux cantes de Levante, s’imprégnant aussi de l’école de Malaga que représentaient Juan Breva et La Trini, deux références fondamentales du cante de sa région.

Parcours

Au début du XXe siècle, il popularisa le cante por marianas, au point de gagner le surnom de « Cojo de las Marianas ». Durant l’âge d’or du flamenco du tournant du siècle, il partagea la scène avec certaines des grandes figures du genre, parmi lesquelles Chacón, Escacena, Niño de Medina, Vallejo, la Niña de los Peines et Manuel Torre, ce qui donne une idée du niveau qu’il atteignit au sein du cante de sa génération. Il vécut une période à La Línea de la Concepción, où il dut être hospitalisé en raison d’une maladie et où un festival de bienfaisance fut organisé en son honneur ; à partir de 1931, il s’installa à Barcelone, ville dans laquelle sa carrière s’éteignit peu à peu.

Palos et discographie

Il se spécialisa dans les cantes de Levante — tarantas, murcianas et cantes mineros — et dans la malagueña, dont il créa des interprétations propres au sein de la tradition héritée de Juan Breva et La Trini. Il laissa une discographie étendue centrée sur ces styles, qui constitue aujourd’hui un témoignage documentaire de son apport à la tradition du cante levantin et malaguène.

Héritage

Malgré son importance sur les scènes de son époque, El Cojo de Málaga termina sa vie dans un relatif oubli à Barcelone, où il mourut en 1940 et fut enterré aux frais de la ville, une fin qui contraste avec la compagnie des grands maîtres du cante qu’il avait fréquentés durant ses années de pleine maturité artistique.