Musique Espagnole

Chanteurs de flamenco

El Guerrita

1895 – 1974

Qui est El Guerrita ?

Manuel González López, El Guerrita, naquit en 1895 à Carthagène (Murcie). Il commença à chanter alors qu’il n’était presque qu’un enfant, à peine âgé de douze ans, dans les fêtes populaires et les tavernes de sa ville natale, parmi lesquelles le Café el Tranvía, où il se forgea peu à peu devant le public. Son nom de scène provient, dit-on, du ton républicain de certaines de ses letras.

À seulement dix-sept ans, il avait déjà formé sa propre compagnie, une démarche peu courante à cet âge, qui annonçait l’ambition avec laquelle il aborda sa carrière professionnelle.

Parcours

En 1926, à vingt et un ans, il fit ses débuts à Madrid au Teatro Fuencarral, et se produisit cette même année également au Pavón. L’année suivante, il chanta au Novedades et au Monumental Cinema, presque toujours accompagné à la guitare par Luis Yance. En 1928, il se présenta aux théâtres Pardiñas et Avenida, et effectua une tournée aux côtés de l’imprésario Vedrines et d’Antonio Chacón, l’un des cantaores les plus influents de l’histoire du flamenco, ce qui donne une idée du niveau des cercles dans lesquels il évoluait déjà.

Entre 1932 et 1935, il parcourut l’Espagne en tournée, partageant l’affiche avec Angelillo et La Niña de los Peines, et voyagea en Argentine et au Chili intégré à la revue « Pasan las Coplas » de Pepe Marchena, l’une des expériences qui contribua le plus à faire connaître son nom hors d’Espagne. En 1947, il repartit en tournée dans le pays. Il mourut à Barcelone en 1974.

Palos et discographie

Il se spécialisa dans les cantes propres au Levant espagnol : fandangos, milongas, tarantas, cartageneras et, surtout, la minera, palo auquel il resta particulièrement identifié. Il laissa des enregistrements discographiques et participa à plusieurs films, laissant une trace documentaire peu fréquente pour un cantaor de sa génération.

Héritage

El Guerrita s’imposa comme une référence du cante levantin, en particulier de la minera et des cartageneras, grâce à une carrière qui combina théâtres madrilènes, tournées nationales et un rayonnement international inhabituel pour un cantaor de son temps, aux côtés de figures comme Pepe Marchena et Antonio Chacón.