Musique Espagnole

Chanteurs de flamenco

Juan Breva

1844 – 1918

Juan Breva
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Qui est Juan Breva ?

Antonio Ortega Escalona est né à Vélez-Málaga en 1844. Son nom d’artiste, Juan Breva, il l’hérita de son grand-père paternel, un vendeur ambulant de brevas (figues) qui annonçait sa marchandise en chantant dans les rues, une tradition populaire qu’Antonio lui-même transforma en signe distinctif en montant sur scène.

Contrairement à la plupart des cantaores de son temps, Juan Breva s’accompagnait lui-même à la guitare et composait ses propres paroles, ce qui lui donna dès le départ un profil d’artiste complet, à la fois auteur et interprète.

Parcours

Il devint l’un des grands maîtres du flamenco du XIXe siècle, au point d’être décrit comme « un grand professeur de notre art », dont l’école fut suivie par la suite par tous les grands cantaores. Ce fut un artiste très demandé en son temps, ce qui l’amena à se produire devant les rois d’Espagne Alphonse XII et Alphonse XIII, un honneur réservé à très peu de cantaores flamencos de l’époque.

Il enregistra peu, l’ayant fait à un âge avancé, mais ce témoignage discographique suffit à constater le poids de son héritage sur les générations suivantes de cantaores.

Palos et discographie

Sa contribution fondamentale au flamenco fut la création de la malagueña et des verdiales comme styles distincts au sein du cante, en plus de cultiver d’autres palos comme la soleá, la seguiriya, les tientos et les martinetes. De sa façon de chanter la malagueña naquirent de nombreuses variantes ultérieures, développées par des figures comme Antonio Chacón, Enrique el Mellizo, El Canario, La Trini, Fósforo el Viejo, El Pena padre, El Perote et Gayarrito, parmi bien d’autres cantaores qui adaptèrent son modèle à un style propre.

Héritage

Juan Breva mourut à Malaga en 1918, laissant derrière lui une école qui marqua le développement du cante malagueño pendant des décennies. Son influence fut si déterminante que pratiquement tous les grands maîtres postérieurs de la malagueña puisèrent, d’une manière ou d’une autre, dans les formes qu’il fixa, ce qui en fait une référence incontournable pour comprendre l’histoire de ce palo au sein du flamenco.