Musique Espagnole

Guitaristes

Ricardo Miño

1949 – actualidad

Qui est Ricardo Miño ?

Ricardo Miño Álvarez naquit en 1949 dans le quartier sévillan de Triana, berceau historique du flamenco. Payo immergé dès l’enfance dans l’ambiance musicale du quartier, il commença à étudier la guitare à dix ans auprès de la professeure locale Esperanza González et fit partie de la maîtrise de la cathédrale de Séville, dirigée par Ángel Ursalay, une formation musicale précoce peu courante chez les guitaristes flamencos de sa génération.

Parcours

À douze ans seulement, il se produisait déjà professionnellement, débutant des tournées avec la compagnie « Así canta Andalucía », dirigée par Pepe Marchena et la Niña de la Puebla, avec des représentations au théâtre Circo Price de Madrid puis, ensuite, dans toute l’Espagne, en France et au Maroc. Tout au long de sa carrière, il accompagna certaines des voix les plus importantes du cante, parmi lesquelles Pastora Pavón « Niña de los Peines », Pepe Pinto, Antonio Mairena, Trini España, Manuela Vargas, Enrique « El Cojo » et Fosforito, en plus de partager la guitare à diverses occasions avec Paco de Lucía et avec Pedrito Sevilla.

En 1971, il remporta à Cordoue le prix national de guitare « Manolo de Huelva », et en 1973 il obtint la distinction de la meilleure critique musicale au Concours international de guitare de Paris, deux jalons qui consolidèrent son prestige de concertiste au-delà de l’accompagnement.

Style et discographie

Ses premiers enregistrements aux côtés du musicien Gualberto datent de 1983, et tout au long de sa trajectoire il publia quatre disques de concert, certains pour le prestigieux label allemand Claves, consacrés ces dernières années à un répertoire de musique d’avant-garde et de concert qui l’éloigna du tablao traditionnel pour le rapprocher des salles de concert.

Héritage

Marié en 1977 à la bailaora Pepa Montes, avec qui il eut son fils Pedro Ricardo Miño, pianiste, Ricardo Miño clôtura la période de représentations attestées de sa carrière à la XIIIe Biennale de Séville, en 2004, laissant derrière lui un parcours qui unit la rigueur de l’étude musicale à l’expérience directe de l’accompagnement des grands cantaores de son temps.