Musique Espagnole

Marujita Díaz

Copla, Cuplé, Zarzuela · 1950 – 2013

Marujita Díaz
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Qui est Marujita Díaz ?

María del Dulce Nombre Díaz Ruiz, connue sous le nom de scène Marujita Díaz, est née dans le quartier sévillan de Triana le 26 avril 1931. Elle débute au théâtre pour enfants à neuf ans à peine et fait ses premiers pas au cinéma en 1947, formée depuis l’enfance au chant, à la danse et au théâtre, des disciplines qui l’accompagneront tout au long de sa carrière.

Elle fut l’une des actrices et chanteuses les plus populaires du cinéma folklorique espagnol des années 50 et 60, avec un style désinvolte et une image qui en firent l’un des visages les plus reconnaissables de l’époque, admirée autant pour son aplomb que pour sa voix.

Parcours

Elle commence sa carrière cinématographique dans des titres du genre folklorique comme « El pescador de coplas » ou « Puebla de las mujeres », sans jamais abandonner le théâtre, où elle s’était formée comme artiste. Elle participera à environ 37 films au total, travaillant sous la direction de réalisateurs tels que Florián Rey, Luis César Amadori ou José María Elorrieta, et connaissant le succès avec des films comme « Pelusa », « La casta Susana » ou « La Cumparsita » ; son dernier film, « La reina del islote de las perlas », sort en 1980.

Parallèlement, elle mène une longue carrière au théâtre musical, alternant revue et zarzuela madrilène dans des titres comme « La Verbena de la Paloma », « Si Eva fuera española » ou « De Madrid al cielo », en plus d’une présence constante au cinéma, dans les magazines et à la télévision, où elle présente en 1976 une émission consacrée au monde de la revue.

Discographie marquante

Comme chanteuse, elle se distingue par sa capacité à aborder des genres très différents : pasodoble, cuplé, copla et zarzuela. Ses deux grands succès discographiques furent « Soldadito español » et « Banderita », des titres au ton nettement patriotique restés associés à son nom. Elle a également laissé des versions de cuplés du début du siècle, des coplas comme « Mi jaca », des thèmes de revue comme « Luna de España » ou « La novia de España », des morceaux de zarzuela comme « Soldado de Nápoles », et même des incursions dans le tango avec « A media luz » ou « Adiós, Pampa mía ».

Vie personnelle

Elle épouse en 1958 l’acteur Espartaco Santoni, avec qui elle fonde la société de production Producciones Cinematográficas MD, puis, en 1964, le danseur Antonio Gades, un mariage qui ne dure qu’un an. Avec le temps, elle devient une véritable icône pour le public gay grâce à son glamour exagéré et à sa forte personnalité, très présente dans la presse et à la télévision jusqu’à ses dernières années. Marujita Díaz meurt en 2013 à 83 ans, des suites d’un cancer, restant dans les mémoires comme l’une des dernières grandes figures du folklore du cinéma espagnol.